Publié dans beauté bio, soin des cheveux, Soin du corps

Des cheveux au régime bio ?

Cette fois-ci, je m’attaque aux cheveux. Des cheveux bio, cela existe-t-il ? Comme je l’ai déjà évoqué dans un billet précédent, il m’est souvent arrivé de me poser des questions sur la composition des shampoings. Le contact de ces produits avec le cuir chevelu est fréquent, autant éviter qu’ils soient trop irritants. Quand j’avais vingt ans, dans un élan écolo un peu trop enthousiaste, je suis allée jusqu’à tester le savon de Marseille. C’était vraiment drastique. Le cheveu est rétif au savon de Marseille, tout du moins le mien, et incoiffable pour plusieurs jours. Mon expérience était faite, inutile de décaper le cuir chevelu et le cheveu de cette manière. Le sébum est nécessaire, il protège et fait briller. Bon, si on a des cheveux qui font jusqu’à un centimètre de long, ça devrait aller je suppose, à l’occasion. Ce billet s’adresse à tous ceux qui ont plus de deux centimètres de cheveux sur la tête. Et pour cette partie de la population, que choisir ?
photo-hair2Depuis 2009, le mouvement No-Poo (pour « no shampoo » en anglais et non pas l’autre) a fait des émules. Dans les pays anglo-saxons, le mouvement s’inscrit dans une mouvance écologique et alternative. En France, la blogueuse Antigone XXI aborde la méthode dans un billet «  Le jour où j’ai arrêté de me laver les cheveux« . Quels sont les avantages de cette approche ? Après une période sans shampoing, la production de sébum ralentit et on ne fait qu’un shampoing qu’une fois toute les quatre semaines environ. Les shampoings du commerce sont mis de côté au profit d’un mélange fait maison de bicarbonate de soude en poudre, de vinaigre de cidre, d’huile essentielle d’ylang-ylang et sur les longueurs de l’huile de coco, une fois de temps en temps. Si l’un ou l’une d’entre vous a sauté le pas, surtout ajoutez votre commentaire ci-dessous, je serais ravie d’entendre votre expérience.

Un excellent article paru dans Elle au mois de juin dernier intitulé « Le point sur nos crèmes »  par Isabelle Sansonetti aborde la question de la composition nos produits de tous les jours. Pour les shampoings, il faut être conscient de la présence des silicones qui, même s’il font briller les cheveux et les rendent plus souples, les alourdissent. Ces composants chimiques sont loin d’être rapidement dégradables dans l’environnement et finissent pas assécher le cheveu. L’autre ennemi sont les sulfates, qui sont des tensioactifs. En clair, le tensioactif est un détergent et il fait mousser. Dans notre imaginaire, le shampoing, ça doit mousser, non ?

Je n’ai pas sauté le pas du No-Poo, je l’avoue. Les deux à six semaines d’adaptation m’ont un peu découragée. Cependant, j’en vois les avantages. Cette méthode respecte le film protecteur naturel du cheveu, n’irrite pas le cuir chevelu, consomme moins d’eau. Je reste fidèle à ma routine de shampoings plusieurs fois par semaine, et (par vanité) je fais des mèches trois fois par an. Au cours des dernières années, j’ai testé quelques shampoings bio, sans grand succès. Certains alourdissent les cheveux ou ne lavent pas comme les autres. Et puis un shampoing qui ne mousse pas, ça ne doit pas très bien laver ? Bon, j’ai encore pas mal d’idées reçues à bousculer. Et cela prend du temps.
Le seul qui ait trouvé grâce à mes yeux, est le Shampoing Nourrissant au miel d’acacia de la marque Gamarde. Il reste assez classique (il mousse) et on le trouve an pharmacie. Mais il est assez doux et l’une de mes amies qui a de l’eczéma sur le cuir chevelu l’a essayé. Elle en conclue qu’il calme ses démangeaisons. C’est un bon point. Il contient toutefois des sulfates, mentionnés plus haut dans ce billet. Il contient aussi de l’aloe vera, du beurre de karité et du miel d’acacia, autres bons points.

Traiter ses cheveux correctement, sans trop agresser et dans le respect de l’environnement reste pour moi un mystère. Ce que je retiens globalement, c’est qu’il faut favoriser les produits ayant une liste d’ingrédients assez brève, qu’il ne faut pas avoir peur de sortir des sentiers battus, et d’essayer des méthodes qui bousculent les idées reçues. Un peu de révolution dans nos têtes, et sur nos têtes.

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